Condensation

Je profite du silence matinal exceptionnel de ma maison en ce dernier jour de l’année. L’Homme fidèle à son habitude dors, la pépette dors aussi (et là, qu’elle n’ai pas encore hurlé sa faim alors qu’il est presque 9h30 ça tient du miracle).

Donc je vais mettre à profit ce répit providentiel pour vous parler condensation.

En effet, depuis que la température a décidé de concurrencer directement Québec, Moscou et le pôle Nord, nous avons des fenêtres sur lesquelles l’eau ruisselle allègrement. Nous avons même deux lacs. Si. Et avant hier j’ai détruit un camping de moisissures.

Flash back. L’an dernier, à un ou deux mois près, pratiquement jour pour jour, l’Homme parcourait l’appartement en geignant « j’ai frrroid » « j’ai frroid ». Moi, bonne âme je m’armai aussitôt de mon pistolet à mastic et je m’affairai à boucher les petits trous percés dans mes fenêtres… A ma décharge, nous sortions à peine de 2 mois de travaux rendu assez pénibles à cause d’un électricien dégénéré, je venais d’accoucher et je n’avais pas récupéré ma ligne ADSL, donc pas d’Internet. Bref sans être blonde j’avais quand même de sérieuses raisons d’avoir le cerveau au repos. J’ajoute que m’étant vanté du fait accompli devant les hommes de la famille, aucun d’eux ne m’a mis en garde contre les conséquences de mon acte.

Donc, pour en revenir à mes fenêtres ruisselantes, vendredi matin, devant l’étendue du problème qui ne cessait de s’étendre, je commençai à envisager sérieusement d’investir dans des doubles vitrages. Nous pourrions ainsi faire plaisir au chauffagiste, gagner 1 degré et vu le prix de l’affaire, faire un régime à base de pâtes pendant les 2-3 prochaines années. Hop un petit tour sur Internet, et que lis-je? Que moisissure et condensation sont dues à l’air qui ne circule pas à cause d’un pistolet qui a bouché au mastic les petits trous dans les fenêtres. Je résume sérieusement, parce qu’il y avait aussi un joli dessin avec des flèches pour expliquer la circulation de l’air, un truc sur les rideaux à poser à 10cm des vitres et tout et tout.

Depuis deux jours tout est miraculeusement redevenu normal. Plus de ruissellement, plus de lac… et l’homme parcoure de nouveau l’appartement en râlant j’ai frrrrrroid…

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Joyeux Noël!

Nous voici de retour, congelées mais heureuses, après une magnifique semaine à Dakar dont nous retiendrons la pépette et moi :
  • l’accueil 4 étoiles et les petits plats de Marcelline
  • la manière redoutable de conduire des sénégalais
  • la danse de la Pépette refusant de marcher sur le sable
  • les bana bana entourés de guirlandes de Noêl
  • et surtout la température si incroyablement élevée et indéniablement agréable pour une fin décembre



Rentrer une veille de Noël m’a plongé immédiatement dans la réalité parisienne. Heureusement j’avais été prévoyante : achetant tous les cadeaux avant de partir (mais pas le papier, nobody’s perfect). D’où le branle-bas de combat de dernière minute : acheter le papier cadal, faire les paquets, monter le sapin, se débattre une bonne demi-heure avec la guirlande électrique qui a profité de l’année entière dans sa boîte pour faire des noeuds inextricables, , se dire que les 2 heures de sieste de la pépette ne suffiront jamais pour faire tout ça ET décorer le sapin. S’effondrer dans le canapé au moment précis où la demoiselle se réveille et réclame son goûter et enfin, se rendre compte le 24 à 17h00 qu’on n’a toujours pas acheté le dessert.

C’est ça aussi la magie de Noyel.

La liste de vacances

Comment être sure qu’on n’oublie rien quand on part en vacances?

Faire une liste peut sembler être LA solution. Mais remettons les choses dans leur contexte 1/je suis devenue incapable de concentrer ma pensée plus de 5 minutes et 2/le peu d’idées que je concentre ne se connectent pas entre elles (voir démo).

Comme avant d’être enceinte j’étais quand même super organisée, j’ai déjà à ma disposition une petite liste de ce qu’il ne faut pas oublier (ça va du paquet de kleenex à la lampe frontale en passant par le paquet de gateaux pour l’avion) Sur le strict plan de mes affaires perso je suis donc au top. Mais pour la pépette pas du tout. Déjà que pour une sortie d’une demi journée j’oublie toujours soit le bib d’eau, soit le bavoir, alors pour une semaine, je n’arrive même pas à visualiser tout ce que je risque de laisser à Paris.

Mettant à contribution les lois de Murphy, je suis donc partie du principe que j’avais déjà préparé (=posé en vrac près du sac à dos) tout le superflu et que j’avais fatalement oublié au moins une chose dont j’aurai absolument besoin pendant mon séjour et que bien évidemment il me serait impossible de trouver à Dakar. D’où la question : de quoi vais-je avoir un besoin impératif?

Je me creuse le crâne depuis hier mais je n’ai toujours pas la réponse. J’espère seulement que ça ne concerne pas :

  • un vêtement, car j’ai déjà tout aspergé d’anti-moustique et je ne supporterai pas une deuxième fois la délicate odeur de chien mouillé que ça dégage
  • un médicament ou une ordonnance pour passer la douane, parce qu’après la conjonctivite de lundi et le rappel de vaccin de jeudi, j’aurai l’air de quoi si je reprends rendez-vous chez le pédiatre en urgence?
  • un paquet de kleenex, une lampe frontale, des gâteaux, sinon moi et ma liste anté-maternité on perd toute crédibilité.

La maternité détruit les connexions neuronales

DEMONSTRATION:

Ma mission: emmener à Dakar 2 bouteilles de gewurztraminer vendanges tardives. Facile. Enfin a priori. J’ai passé une heure à écumer les cavistes du quartier sans trouver l’ombre d’une de ces fichues bouteilles.

Sachant que mes parents viennent de passer 4 jours en Alsace. Le pays du gewurtz. Des vignes à perte de vue. A chaque coin de rue une cave débordant de vendanges tardives.

Croyez vous que j’ai pensé à leur demander de me ramener 2 bouteilles. Que nenni. J’ai même pas tilté. Ca vient juste de me frapper façon boomerang force 10. Et ils sont rentrés hier soir. D’Alsace. Le pays du gewurtz.

CQFD

(Fred, si tu me lis, ne t’inquiète pas je continue de chercher)

L’homme était presque parfait

De retour de quatre semaines d’exil à khenchela, la perle des Aurès, ChériChéri s’est montré sous son meilleur jour : et que je remplie la carafe d’eau dès qu’elle est vide, et que je descends la poubelle, non surtout bouge pas je vais te chercher le téléphone / un gateau /… le bonheur ! Même que 2 jours de suite il a fait la vaisselle. Si si! presque sans que j’insiste!



Helas cette parenthèse enchantée touche à sa fin.

J’offre donc une récompense à tout réalisateur qui aurait la gentillesse de faire appel à lui en tant que chef opérateur son. Il y a des petites conditions, mais rien d’insurmontable : un pays loin avec des conditions d’hébergement qui laissent à désirer, un tournage de 3 à 4 semaines maxi serait super . Ecrire au journal qui transmettra.