Minou aime le panais cru

Quand je dis « Minou » je parle bien évidemment de la bête à poil long (qu’elle perd ostensiblement dans les recoins les plus innaccessibles de l’appartement sinon c’est pas drôle) qui terrorise à peu près tous ceux qui l’approchent et dont la photo orne et ce blog et notre porte d’entrée depuis le début de l’hiver (pour cacher les éclats de peinture que m’a occasionné le travail d’orfèvre du Roi de la Serrure). Un matou intéressé uniquement par ce qui se mange et surtout par ce que NOUS on mange, et ce soir c’était le panais cru que j’épluchai.

Vous ne savez pas à quoi ressemble un panais; je vous rassure, pour moi c’est très récent.

Résumé des épisodes précédents : faire la cuisine m’ennuie prodigieusement et je suis absolument nulle en courses. Même avec une liste je me plante. Soit j’achète trop, soit pas assez, soit je réfléchi des heures, je fais des menus et mon organisation tombe à plat parce que justement cette semaine là on est invité à dîner partout. Je suis perdue tellement il y a de choix chez Carrouf, le Pionch me rebute tellement y a la queue aux caisses.

J’ai résolu une première partie du problème en réduisant mon champ d’action aux rayons frais et surgelés du petit LP du quartier et je n’ai jamais été aussi heureuse qu’en emménageant à 10 mètres d’un Picard Surgelés. Mais mon martyr a surtout pris fin il y a quelques mois puisque je me suis inscrite pour recevoir chaque semaine un panier « surprise » bio de surcroît, donc hyper tendance. Surprise car on ne choisi pas le contenu, c’est en fonction des cultures, de la météo… un truc totalement dingue pour moi qui approche rarement la campagne que j’excecre encore plus que les supermarchés, c’est dire! Je ne me prend plus la tête, je récupère mes légumes surprises le mercredi midi, le soir j’épluche, je cuis, je touille, je mouline les légumes, je compotise les fruits et hop au frigo pour la semaine (rappel : la cuisine ça me gonfle, vous croyez pas que en plus je vais faire des plats différents pour tous les jours?).

J’assure ainsi des purées savoureuses et hype pour la pépette et moi. L’homme n’a pas encore franchi le pas, la pizza reste sa meilleure amie. Pourtant le résultat est drôlement bon. En même temps n’ayant jamais acheté ni poireaux ni choux et encore moins des panais j’ai peu d’éléments de comparaison. Mes relatives expériences avec des légumes frais non bio se résument aux haricots verts de la cantine et aux pommes de terre de Belle Maman (ma mère a moi elle aurai la carte de fidélité du Picard si elle pouvait… les chiens de font pas des chats) Alors que depuis trois mois à nous les panais, les radis noirs, les topinembourgs, la salade de pissenlit et le céleri rave! Le minuteur est mon ami, même si je continue immanquablement de sursauter quand il se déclenche en me demandant qui peut bien sonner à la porte à cette heure. Marmiton est en passe de devenir mon site favori et je suis devenu une pro de l’éluchage de patates…. finalement vivement que ma puce ai 10 ans et qu’elle me réclame des nouilles à tous les repas !

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Berceuse parisienne

[je plante le décor : la chambre de la Pépette, sous nos fenêtres passe le métro aérien – il est 19h30 soit l’heure à laquelle elle se couche depuis sa naissance – j’ai de la chance je sais]

Omniprésence

J’avai pensé créer une liste de liens spécial blog « zéro visite(s?) », qui regrouperait les blogs avec des stats proches du néant absolu. Comme le mien quoi. Pour me sentir un peu moins seule. Mais ce n’est pas facile de trouver les blogs encore en activité que personne ne lit. Forcément puisque personne ne les lit, ils ne sont référencés nulle part. J’ai été voir les sites en fin de liste d’Over et autre Canal bloug, j’ai tenté la recherche ultime sur Google mon ami, mais mes critères sont trop pointus : je veux du blog pas lu, du vrai. Du que les moteurs de recherche ne voient pas, que les amis et la famille du bloggeurs ils vont même pas dessus, que beau papa il a perdu le lien et que ta coupine elle sait même pas ce que c’est un blog.

Alors j’ai préféré booster les stats de mon blog à moi en m’inscrivant sur les communautés. Je ne sais pas si je vais exploser les histogrammes de mon tracker préféré, mais depuis j’ai des nouvelles images super sympa en bas à gauche qui font totalement foirer l’unité de couleurs que je tente de conserver. Pour ceux qui en ont marre du marron et du bordeaux ça tombe bien, maintenant il y a de tout. Même la fenêtre des commentaires est dépareillée. Argh.

Petite annonce

Cherche printemps avec soleil et zoizeaux qui chantent. Parce que c’est pas avec 12 degrés que les hirondelles vont revenir. Enfin, moi si j’étais une hirondelle je préferrerai rester au chaud à Marrakech plutôt que de me taper une semaine de vol pour venir me peler les plumes à Paris.

La pépette a le nez qui coule en permanence, l’homme rale sur la température moyenne de l’appart – qu – on – se – croirait – au – mois – de – novembre, même la terreur à poils qui nous sert accessoirement de chat a encore son pelage d’hiver qu’on dirait qu’il a pris 5 kg (bon OK, il a peut être grossi un peu à force de finir les assiettes de la pepette). Quand à moi, nerf sciatique, lombaires et autres joyeusetés profitent insidieusement du temps humide pour me pourrir de nouveau la vie.

Heureusement, tout n’est pas noir. Depuis que la pépette marche seule et la nuit me pardonne en oubliant les heures, elle nous fiche une paix royale. Elle a désenclenché le mode « pot de glue » et parcoure maintenant l’appartement en long en large et en travers, transportant avec de grands éclats de rire une bonne partie de ses jouets d’une pièce à l’autre et par la même occasion les semant sur son passage. Régulièrement on se prend les pieds dans un légo, on shoote dans une petite voiture. Encore ce matin je me suis détruit la voute plantaire en marchant sur le chat de son puzzle en bois. Manquait plus que ça.

ELLE MARCHE !l

Depuis ce midi (et surtout depuis ce soir) la pépette marche seule, sans personne, sans témoin dans les rues qui se donnent ENFIN!
Elle a commencé par lacher mon doigt ce matin pour faire 3 pas toute seule afin d’atteindre la portière de fermeture de caisse de Picard Surgelés. Ben oui, nous on a fait nos premiers pas dans des salons, des cuisines, des jardins, sur la plage, pour elle ce sera Picard Surgelés. Dur dur.
Menfin. Depuis septembre qu’on attendait ça on n’a même pas ressenti l’émotion émue des jeunes parents. Plutôt une sorte de soulagement. J’ai pensé à la féliciter mais j’ai presque failli oublier de me ruer sur l’APN pour la filmer.
Parce qu’à force c’était un peu la honte quand même : 6 mois qu’elle se tient debout, 3 mois qu’elle marche avec appui et qu’on se fait griller sur l’étape décisive de la marche sans appui par des bébés plus jeunes et par des qui se sont mis debout plus tard! ouf donc, elle marche!

Un jour à marquer d’une pierre blanche

Aujourd’hui, 14 mars 2006, pour la première fois de sa petite vie, ma pépette n’a pas hurlé comme si on lui arrachait les membres pendant que je lui coupai les ongles des doigts de la main. Et pourtant elle n’était même pas distraite par autre chose.

J’ai donc l’espoir que bientôt elle se laissera mettre des gouttes dans le nez sans pousser un seul cri ni verser une seule larme ….

Québlo

Je vous écris depuis le fin fond de mon canapé.
Je m’y suis affalée hier soir, après m’être extraite en rampant misérablement du taxi qui me ramenait chez moi et une fois parcouru en clopinant péniblement les 10 mètres qui me séparaient de mon home sweet home.

Je ne l’ai pas quitté depuis, sauf pour satisfaire aux nécessités physiologiques : boire, manger, aller aux wawas, brancher le portable sur secteur… je passe donc mon week end vautrée avec bonheur au milieu de mes coussins disposés de manière stratégique afin de soutenir mon dos, mon bras gauche et mes cuisses. Même l’ordi à son rôle à jouer puisque la chaleur bienfaisante qu’il dégage réchauffe mes quadriceps.

Vu qu’il me faut 10 minutes, montre en main, pour en sortir et qu’ensuite je me déplace pratiquement pliée en deux avec une démarche totalement exempte de glamouritude, j’échappe totalement aux corvées ménagères. L’Homme a donc repris à son compte les courses et la préparation des repas, et rien que ça c’est du bonheur.
Bon d’accord je préfèrerai me mouvoir à une vitesse plus palpitante que celle d’une huître anorexique mais je fais ce que je peux pour voir le bon coté des choses. Par exemple c’est mon premier week end ENTIER sans une gamine de 18 mois et des poussières pendue à mon index gauche pour traverser en long en large et en travers notre petit appartement (en tant que mère provisoirement handicapée ne pouvant pas compter sur un père accessoirement indigne, je l’ai refilée sans remords à ses grands parents). C’est vrai que j’aurai préféré m’occuper autrement que par le squat intensif de mon canapé, mais sans téléportation de moi ET de mon canapé pas d’échappatoire possible.

Je suis donc condamnée à passer le week end entier à surfer sur le Net. Je ne vais pas m’en plaindre.