80’s revival

Ouf. Rentrée. Fini le vent, la pluie, le froid. Parce que, comble de l’injustice pour tout ceux qui sont partis en vacances en juillet au nord d’Avignon, il fait beau depuis hier. Dommage.

Bénéfice des vacances? ma fille commence à parler avec des vrais mots. Avant je ne comprenais rien de rien, maintenant, faut un peu s’accrocher, mais il semblerait qu’elle maîtrise totalement le vocabulaire fondamental : boire, pain, au revoir, ooooooooh (=métro ou train, elle fait pas encore bien la différence) et Barbapapa.
Oui, parfaitement, elle regarde Barbapapa. Parce que les dessins animés des années 80 c’est bien et qu’il n’y a pas de raison de ne pas lui en faire profiter. En plus on n’a pas la Télé alors on peut choisir le DVD et passer à coté de Dora l’Exploratrice.
Nous avons d’ailleurs frôlé l’hystérie dans le train du retour : nos voisins de TGV avait LE sac à dos Barbidul.

Ah oui: elle prononce bien « Schrek » aussi lorsqu’on passe devant l’affiche (je soupçonne les grands parents sur ce coup là – surtout que l’affiche est en bas de chez eux).

Publicités

Mode pause « on »

Avantage des vacances sous un temps incertain : je me détends. Même pas la peine de se creuser la tête pour trouver une excuse pour ne pas suivre la tribu à la plage puisque de toute manière à peine on a mis le nez dehors qu’il se (re)met à pleuvoir, ou alors il y a tellement de vent que c’est même pas la peine de tenter une sortie.
L’air iodé a un effet soporifique sur ma personne : je dors 8 heures par nuit et 3 heures par jour, sans le moindre effort. A tel point que parfois je me demande si j’arriverai encore à dormir une fois rentrée à Paris. Mis à part ma petite ballade quotidienne au cyber café, d’où je reviens occasionnellement avec une pizza comme contribution à la vie familiale, je ne fais pratiquement rien de mes journées. J’ai même délégué à la famille la tâche ardue de surveiller la Pepette. Pendant qu’elle trie des cailloux sous l’oeil de son Grand Père je peux lire tranquilou Les Bienveillantes – ce qui demande normalement un taux de concentration supra élevé tellement c’est dense.
Dans cette ambiance tranquille, je prends des supers résolutions. Du genre, bloguer au moins une fois par jour.
Le cerveau éteint par tant de nonchalance, je suis tellement pas dans mon état normal que j’ai même regardé la télévision. Un truc que j’ai pas fait depuis au moins 5 ans. « Où est passé la 7eme compagnie ». En plus. Vraiment, il est temps que je rentre à Paris…

Plop!

J’ai été endoctrinée. Avec tout ce qu’on raconte sur les effets du bon air iodé pour les enfants en bas âge, je me retrouve actuellement exilée au sud de la Bretagne. Après, expliquez moi en quoi se prendre des trombes d’eau sur la tête dès qu’on met le nez dehors est bon pour la santé. Moi j’ai beau réfléchir je vois pas. Fatalement avec le vent et l’humidité ambiante, la Pepette a pris froid. Du coup la nuit elle ronfle. Et la nuit, faute de place elle dors dans ma chambre. Alors pour m’assurer un sommeil tranquille dans un silence relatif, j’ai essayé les boules Quies. En mousse. Que d’après la notice on malaxe, on insère et ça s’adapte impec à la forme du trou de l’oreille. Ca a l’air facile mais moi mon oreille la boule elle la rejette. Environ une heure après l’avoir mise en place. Plop! elle s’éjecte. Génial.
Etrangement, dans ce monde où la radio passe en boucle des chanteurs français improbables avec des chansons que j’ai jamais entendues de ma vie, j’ai accès à Internet. Le Wifi gratos contre une conso dans un bar, les bretons sont trop forts!. Bon, c’est pas à coté, faut quand même que je marche sur au moins deux bornes et ça demande un minimum d’organisation: caser la gamine avec les cousins, charger le portable à bloc et viser entre deux averses. Mais j’arrive à me connecter une fois par jour pendant une bonne heure: on peut presque appeler ça une cure de désintoxication.

Donc, en résumé, je passe ma journée à essayer de mettre le nez dehors entre deux averses et ma nuit à me battre avec des boules Quies. J’ai une vie exaltante.

Mère indigne, mais d’une force!


Remontons le temps….
Samedi 14 juillet : temps d’été sur Paris. A 22h30 tout les habitants des derniers étages de l’immeuble sont au balcon pour admirer le feux d’artifice.
Dimanche matin je suis couverte de piqûres de moustiques. La pépette (qui dormait dans son lit pendant l’explosion des pétards) est bien attaquée aussi. Bizarre.
Moustiques 1. Mao et sa Pépette 0.

Nous commençons alors l’Opération Crémage avec la crème du tonnerre acheté au mois de décembre en vue de notre séjour à Dakar. Un truc qui te protège des piqûres et qui calme les démangeaisons. C’est « spécial tropiques » mais qu’est ce qu’on en sait si les moustiques à Paris ils sont pas tropicaux d’abord?
Là-bas, on l’a testé en situation de risque ultime : le dîner avec les moustiques qui volent au-dessus de toi, même qu’on a fait des concours avec la tapette électrique. Et que j’en ai pas eu un seul parce que le moustique il s’approchait tranquille et tout en sifflotant et qu’au dernier moment il faisait demi tour, comme si vraiment ma pommade qui pourtant pue pas et bien elle le faisait fuir d’écoeurement.

Lundi, alors que l’été persiste et signe, mon adorable enfant toute crémée se décide à faire une poussée de fièvre monstrueuse, genre 40 alors que tout Paris cuit sous 35° à l’ombre. Comme l’ordonnance est obligatoire à la crèche pour que ma pépette puisse avoir sa dose de doliprane, direction la pédiatre. Qui me confirme que les moustiques cette année ils sont féroces. C’est tout juste s’ils ne t’empalent pas comme à Koumac. Et que la petite là elle a une rhino – une rhino en plein été? vous êtes sure? Et les boutons c’est vraiment les moustiques c’est pas possible que ce soit la varicelle? non? ah bon. Evidemment suis pas toubib moi hein.
Et une fois rentrée je lui colle sa dose en suppo. Et une belle moustiquaire au-dessus du lit à barreau. Et je la tartine de pommade anti démangeaison. Et que ses boutons deviennent violet. Bizarre quand même.

….

Depuis hier soir, c’est sûr ma pépette a la varicelle. Le généraliste a confirmé. La pédiatre peut aller se faire voir. Ma pepette elle est super courageuse, elle ne se gratte même pas. Faut dire que vu la couche d’anti-moustique-anti-grattage que je lui ai appliqué consciencieusement depuis le début de la semaine…

Varicelle 1. Pédiatre 0.

Le soir de l’été au café Barge

Ou comment j’ai profité du (seul?) soir d’été. Au cas où il n’y en aurai pas d’autre. Bien vu? Avant hier il faisait froid et ce matin, pour l’instant, il pleut.

Donc à Paris en 2007 l’été c’était le 13 juillet. Voilà. Fallait le savoir à l’avance pour prendre sa journée, mais dommage je bossais. J’ai donc dû attendre le soir pour prendre un verre en terrasse au soleil avec un ami, puis dîner au clair de lune avec l’Homme. Vu que c’était LE jour de l’été (j’exagère, il semble que la pluie se soit arrêtée : on va peut être avoir un deuxième jour de soleil) j’avais décrété à l’homme qu’il me fallait ABSOLUMENT un endroit magique pour diner. Avec une terrasse, histoire de profiter de l’exceptionnelle douceur du temps. D’habitude il ne se casse pas la tête et on se retrouve chez l’italien en bas de l’immeuble, mais cette fois-ci je n’ai pas été déçue.

Il m’a emmené là où il avait tourné un court métrage quelques mois plus tôt, au Café Barge. Je le soupçonne de l’avoir choisi un peu pour la frime dans le style « tu vas voir il vont me reconnaître on va être chouchouté », mais c’est pas d’bol le patron ne l’a pas calculé du tout. Je donne donc ici un avis tout à fait objectif, même si le patron nous a offert l’apero à cause de l’attente pour avoir une table.

Donc, c’est une barge sur la Seine – d’où le nom, amarrée pas loin du Ministère des Finances. Justement, pour ce qui est des finances, j’ai eu un peu peur quand on a garé la voiture : autour de nous c’était Audi TT, Porsche Cayenne et compagnie. Me suis un peu demandé où on allait se retrouver. Soit disant que c’est une astuce de voiturier pour sélectionner la clientèle. Soit disant, parce qu’une fois dedans (enfin dehors, parce que,vu le temps, les tables étaient installées sur le quai) on se rend compte que c’est quand même assez cher (minimum 25-30 euros par personne sans le vin) et que c’est un peu beaucoup Petasseland. C’est délicieux ceci dit.

Évidemment on n’avait pas réservé, donc une bonne heure d’attente pour nous, passée au bar à l’intérieur de la Barge. J’ai eu largement le temps d’admirer la déco kitschissime. Et de faire un détour par les toilettes, absolument magnifiques, avec petit salon d’attente, hublot et lavabo façon source qui surgit des rochers. Le repas était très bon, l’ambiance tranquille et le service impeccable. On a beau être devant, on ne voit pas grand chose de la Seine et de ce qui nous entoure. C’est pas plus mal. La vue sur les tours du 13ème est bien cachée par les arbres, la barge et des grands parasols. On se croirait sous une pergola géante quelque part dans le Sud. (A une heure du matin, un DJ prends les choses en main et on peut danser, mais nous on est rentré parce que, pour le coup l’electro-fusion, c’est pas trop notre style préféré). Une bien belle soirée d’été.

[tiens, et si je faisais une rubrique sortir à Paris?]

Persepolis

Je suis pas très douée en critique de film. D’autre le font bien mieux que moi.
Je dirai seulement que c’est peut être un film d’animation en noir et blanc avec des dessins tout simples bien loin de Pixar et compagnie qui semble un peu innaccessible au premier abord, mais en fait c’est un film magnifique, fort, drôle, émouvant, poetique parfois, juste souvent, dur aussi un petit peu.
Faut aller le voir. C’est tout.