La vache!

61/365 - Lunch timeUne des opportunités de ce voyage en Inde était aussi de  manger végétarien. Sur les conseils d’un tas de gens qu’arrêtaient pas de me dire que c’était bon pour la santé. Surtout la bouffe ayurvédique indienne (tu parles). Oui parfois j’écoute ce qu’on me dit.

J’ai tenu deux jours. Au 4eme repas, la bave aux lèvres, je piquais du mutton kebab dans l’assiette de la Moufette.

Surtout que l’Inde, ce n’est pas vraiment le pays des 7 fruits et légumes par jour. Même si on compte les oignons.

Sauf évidement, si t’en mange 7 fois par jour (de l’oignon) (bonjour l’haleine).

Heureusement, ces horribles restrictions alimentaires (et le régime à base d’oignons) on pris fin depuis qu’on est revenues à Bombay. On se régale: crevettes, pâtes, poisson, oeufs, bacon, et même un sandwiche au boeuf (un truc de dingue dans un pays où on vénère cet animal idiot).

J’ai donc acquis la certitude que je suis irrémédiablement carnivore. Et que trop de masala tue le masala.

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Lost in Ranakpur

Cher tous,

Aujourd’hui nous avons fait une excursion à Ranakpur, à 90 km d’Udaïpur. Célèbre pour son temple Jaïn (et ses singes). Nous avions, pour l’occasion, loué les services d’un chauffeur.

Avant de partir, le manager de l’hôtel nous prends à part et nous demande si nous avons de la menue monnaie à offrir aux tribus qui risquent de nous intercepter sur la route pour nous jouer de la musique. Rapport au fait que c’est « Color Festival ». Hein? Qu’on fait. Tu crois pas qu’on va filer 10 roupies à un troubadour nanmého! Même les indiens ils donnent pas plus de 2 roupies!

Bien que sentant l’entourloupe on checke nos roupies et nous voilà parties.

J’étais un peu sur le qui-vive. Je m’attendais à voir surgir à chaque tournant un joueur de tambour. Je les voyais mal bondir du fossé à l’improviste pour se jeter en travers de notre capot. Surtout sur l’autoroute. Même si on roule à 50 km/h. J’étais donc persuadée que le chauffeur ferait mine de nous emmener sur une route pour prendre un raccourci qui nous mênerait à un orchestre tribal. C’est rien de dire qu’ avec la Moufette on était aux aguets.

A un moment, on a croisé une voiture accidentée et il a voulut s’arrêter. Au début on a dit non, et puis comme sois-disant c’était son pote on lui a dit OK mais 5 minutes pas plus.

Un peu plus loin, il s’est arrêté pour faire le plein…

Devant nos mines pas tibulaires mais presque et nos soupirs d’exaspération, je pense qu’il a appelé ses potes tribaux pour les prévenir que c’était mal barré pour les sérénades.

Et du coup, bizarrement, on a vu personne. Même si la Moufette m’a affirmé avoir aperçu un gars avec un tambour sur le bord de la route.

On a eu de la chance qu’il a dit le chauffeur… hin hin hin

Udaipur, perle du Rajasthan

Cher public,

Déjà 3 jours que nous sommes à Udaïpur, son lac, ses palais, ses petites rues commerçantes et ses monuments culturels. Si, si, je te jure qu’on fait des visites culturelles. On ne fait pas que se vautrer sur les coussins de la terrasse de notre hôtel en buvant des fresh lime soda et en surfant sur l’internet mondial grâce au Wifi de l’hôtel d’en face.

Bon, on fait aussi un peu de shopping.

Un tout petit peu.

Highway to hell

Cher tous,

Après une courte étape en pleine montagne, nous avons repris la route pour rallier Udaipur, perle du Rajasthan. L’autoroute même. Mais ne vas pas t’imaginer que c’est comme l’A6, oh la la pas du tout.

Déjà on est en Inde, alors la voiture roule à 50km/h; comme les bus, les trains et les ânes.

Il y a bien deux fois deux voies, avec un terre-plein central, mais tout le reste est indien: l’homme à dos d’éléphant qui avance sur le bas coté, les charettes tirées par des chameaux, les pietons qui traversent, les camions arrétés sur la file de gauche (on roule à gauche comme chez les anglais), les voitures qui prennent les sorties en sens inverse (ça c’est nous quand le chauffeur s’est aperçu qu’il avait loupé l’aire de repos avec la pompe à essence), les vaches qui traversent, les enfants qui jouent sur le terre-plein central…

Et puis, soudain, le chauffeur qui s’arrête brusquement sur le bas coté, devant une cahute, parce qu’il doit aller payer ses impôts . Oui, là, au milieu de nulle part, en bordure de l’autoroute.

Et du coup, je ne sais pas ce qui m’a le plus fait halluciner: l’éléphant ou la baraque du percepteur.

Le bonheur si je veux

Cher tous

On a enfin trouvé le moyen de quitter la charmante bourgade de Bhuj (son lac, son clocher, ses vaches…).

Nous prenons donc la route demain dès l’aube accompagnées de notre fidèle chauffeur dans son Ambassador blanche pour Mont Abu, petit village du Rajasthan perché en haut d’une colline et accessible uniquement le jour (rapport à la route sinueuse qui y mène) Et vu les facilités d’accès, je ne sais pas trop comment on va en partir, mais j’ai une guide exceptionnelle avec moi.

Pour être en forme demain et affronter dans la joie et la bonne humeur les  350 km qui nous attendent, soit 8 heures de route en unité de temps indien , nous avons passé la journée à buller à la plage.

Parce que, oui, il y a des plages paradisiaque en Inde. Enfin une:

Fait à la main

Cher tous,

Tandis qu’à 7000 km de nous, l’atmosphère se radioactive, nous avons passé la journée à sillonner le Kachchh, charmante région désertique indienne, dans une voiture tout à fait discrète:


Je pense que nous avons traversé des villages, moi j’ai surtout vu des vendeurs déplier des tonnes de tissus à nos pieds : tapis, nappes, foulards… La Moufette était aux anges et a fait chauffer l’indian visa. Personnellement, je ne peux plus voir le mot « handicrafts » sans avoir des suées, voire même des pulsions meurtrières.

Heureusement, on n’a pas fait que regarder des types essayer de nous vendre des draperies, on a aussi vu comment ils fabriquaient ces merveilles.

Ainsi, let me introduce,

Le fabriquant de Chapati makers (c’est bien le seul truc pas en tissus qu’on ait vu de la journée)

Le type qui fait de la peinture sur tissus

Le gars qui tisse les foulards:

Les mecs qui printent des motifs (avec des plaques ou avec des blocs):

Ah, oui on est bien loin de la révolution industrielle !

Mais la plupart se sont contenté de coller à nos pieds des montagnes de trucs artisanaux, sans nous montrer leur fabrication:

Bhuj de là!

Suite au mouvement de grève d’une certaine catégorie de personnel, nous sommes actuellement coincées à Bhuj, charmante bourgade du Goujarat.

Du coup, au lieu de visiter la ville en coup de vent, nous paraissons à l’ombre des cybercafés. Ou plus exactement, du bureau du manager de notre Guesthouse qui a eu la gentillesse de me laisser brancher mon câble réseau sur son modem.

Prag MahalOn s’est quand même baladées un tout petit peu. Et pas QUE chez le marchand de tissus.

Malgré la chaleur, on s’est trainées jusqu’à l’ancien palais du Maharajah local, où nous avons eu la surprise de découvrir un bâtiment assez inattendu au milieu des ruines laissées par le tremblement de terre de 2001.

On se croirait un peu en Europe, non?

(On est pas vraiment coincées. Les trains en provenance de Delhi sont en grève, on doit  seulement modifier le reste de notre parcours. Ce n’est donc pas encore cette année que je verrais le Taj Mahal)