L’agoisse du matelas pneumatique à la fin des vacances

Quand j’étais petite, le dernier soir des vacances on étendait dans le jardin les bateaux glonflables et autres bouées, on dégoupillait les embouchures et le lendemain matin tout était dégonflé et pret à être plié et rangé dans les valises.

Sache que ce temps béni est terminé.

Parce que maintenant ils ont mis des sécurités sur les embouchures et t’es obligé de les pincer pour que ça se dégonfle.

Cet été, j’ai acheté un matelas gonflable pour aller dans l’eau. Rose. C’était rapport à la dent de la Pépette qui s’est fait la malle le 3ème jour des vacances. Comme la petite souris elle était aussi en vacances, elle est allée au magasin de pêche local et elle a topé du matelas gonflable à un prix défiant toute concurrence (3 fois moins cher qu’au Carouf) – ouais les souris des dents c’est plus ce que c’était. Ca demande le pognon aux parents maintenant. Alors moi je lui avait filé 5€ et démerde toi cocotte (fin de la disgression) (non j’ai rien bu).

Après 2 semaines à paresser dans l’eau (moi) ou à jouer aux pirates mangeurs de requin (la Pépette), le dernier jour est arrivé et il a fallu penser au dégonflage du matelas.

Au début j’étais plutôt enthousiaste. J’ai étendu le matelas sur la table de jardin, j’ai dégoupillé les 3 embouchures, j’y ai collé des pinces à linge pour pincer la sécurité (je suis trop futée) et je suis partie trancher du saucisson.

Sauf que quand je suis revenue, le matelas était toujours gonflé à bloc. La pince à linge elle pincait, certes, mais pas assez. Ou pas comme il faut. Après plusieurs essais, je me suis rendue à l’évidence: la sécurité tant que c’est pas tes petits doigts qui la pincent elle veut pas s’ouvrir. A croire que le type qui a inventé les sécurités anti-dégonglage sur les matelas pneumatiques il veut vraiment te pourrir le dernier soir des vacances.

Après un quart d’heure à me battre sur la table de jardin, j’ai fini par aller étendre le matelas sur la pelouse. Au milieu de la résidence. Je pinçais d’une main, je roulais de l’autre à l’autre extrémité. Je me suis donc vite retrouvée moitié étendue sur l’herbe façon étoile de mer. A l’heure de l’apéro où tout le monde est dehors. Honte.

[D’ailleurs comment ils ont fait les autres pour dégonfler leurs binious? Ah oui ils étaient deux : un qui pince, un qui roule. Quoique moi avec mes 3 embouchures il eut fallu que nous fussions 4 pour que l’affaire se réglât.]

Après avoir vaincu et le sens du ridicule et l’air stocké dans le matelas (tu roules, tu roules, tu roules, tu pinces, tu dégonfles) (pour chaque embouchure) (deux fois au moins) j’ai enfin pu plier le bouzin.

Mais c’est pas fini.

Parce que 2 jours plus tard quand j’ai ouvert ma valise (suis jamais pressée pour défaire et ranger) le matelas avait encore de l’air dans le dedans. Incroyable. A croire qu’il s’était regonflé dans l’avion. Alors à Paris, rebelotte: tu roules, tu roules, tu roules, tu pinces, tu dégonfles. Pour chaque embouchure. Deux fois. Trois même. Vu que la position étoile de mer sur le tapis du salon, tu t’en fiches, y’a personne.

L’année prochaine, je réquisitionne les voisins.

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La balade à poney

Quand tu habites à la ville et que tu t’expatries quelques jours dans un coin vaguement campagnard, toutes les occasions sont bonnes pour montrer à ta progéniture veaux, vaches, cochons, couvée. Alors cette année encore, ça n’a pas loupé, j’ai emmené la Pépette à la découverte de la nature.

On a vu des vaches.

On a vu des cochons sauvages (ouaip, comme dans Astérix)

Et (comme d’habitude) on a fait (l’incontournable) balade à dos de poney. Dans le maquis. Trop cool, tu te dis, HAHAHA. Grave erreur. Le poney est sournois. Le poney est fourbe. Le poney est ton ennemi.

Déjà, je vais t’apprendre un truc, toi qui n’a pas d’enfant (heureux lecteur) c’est que tu raques dans les 4 euros pour trottiner péniblement à coté d’un poney qui va passer un quart d’heure à te faire tourner en bourrique.

Parce que qui c’est qui tient la longe pendant que le gamin se prend pour Zorro? Et bien c’est toi.

T’as à peine posé ton gamin sur la selle, que la loueuse de poney elle te colle la longe dans les mains. Et elle te dis de marcher devant pour pas te faire écraser les pieds.

Et c’est parti.

Sauf qu’à force d’essayer de rester DEVANT le poney, t’as pas fais 3 mètres que l’animal il est pratiquement au galop. Alors pour ne pas perdre ton môme en route tu freines sec et tu tentes de rester devant mais pas trop. Genre 3/4 avant gauche. Ce qui visiblement amuse terriblement l’animal. Pour marquer sa joie, il s’empresse de te filer des grands coups de gueule dans les fesses. Et si le terrain est semé d’embuches et que tu as l’équilibre instable? Et bien tu te vautres. Poney 1 – Mao 0.

Comme tu es dans une région où ils sont un peu plus habitués à peindre des bandes blanches et rouges sur les arbres qu’à mettre du panneau routier, le parcours que tu dois suivre il est fléché moyen sérieux. Genre la proprio au lieu de mettre des flèches, elle a mis des cairns. Sachant que tu es un peu au milieu des rochers. Et de la caillasse. Je t’explique même pas le malaise pour pas se tromper quand il y a bifurcation au milieu des tas de cailloux. Mais ne vous inquiétez pas, qu’elle a dit la dame, le poney il connait le chemin.

LOL

Donc à  un moment, fatalement, y’a bifurcation. Tu es sure que le tas de cailloux à droite c’est un cairn et que le tas de cailloux à gauche c’est un tas de cailloux. Genre, tu en mettrais ta main à couper. Tu vas pour tourner à droite… et le poney s’arrête.

Et le doute s’empare de toi. Tu en est presque à compter les cailloux du supposé cairn. Mais tu es sure que c’est à droite, rapport qu’à gauche c’est les auges à cochon et que la tenancière elle a bien dit d’éviter les cochons. Ou alors c’était les lapins. Tu sais plus. Tu craques. Tu commences à parler au poney. Comme tu ne peux pas trop t’énerver et lui envoyer deux trois insultes bien senties, rapport au gnome juché sur son dos à qui tu dois montrer l’exemple tout ça, tu en arrives même à lui proposer des bonbons pour qu’il avance. Que dalle.

Quand soudain, alors que tu es à deux doigts d’utiliser la force (non pas la Force, la force), tu sais pas pourquoi, le poney repart. Surement mort de rire de la blague qu’il vient de te jouer (t’as quand même passé un bon moment pratiquement à quatre pattes à comparer deux tas de cailloux. T’étais même limite à twitpiquer le truc pour avoir confirmation que celui de droite c’était bien un putain de cairn. Oui tu deviens vulgaire, mais faut dire que t’es à bout.

Et ô joie, après 10 minutes qui t’ont paru deux heures à crapahuter dans la rocaille, tu arrives devant la dernière ligne droite du parcours. Devant toi un petit sentier qui sent la noisette. Légèrement sur la gauche un chemin du genre boueux avec des cailloux, des herbes folles et très certainement d’horribles bestioles mangeuses d’hommes.

Tu t’engages vaillamment sur le sentier tout propret, toujours de 3/4 avant gauche par rapport au poney et tirant comme tu peux sur la longe pour que, tant qu’à faire, il suive le même chemin que toi (il a quand même la prunelle de tes yeux sur son dos). Évidemment la bête n’est pas du tout d’accord avec toi et comme elle doit peser au moins trois fois ton poids, tu te retrouves à pleurer ta mère au milieux des orties et des bestioles aux piqures certainement mortelles. Et tu arrives enfin à la fin du circuit. Soulagement.

La prochaine fois on fera du canoë.

far far away

A l’heure où tu lis ces quelques lignes, je suis dans un avion qui vient de décoller en direction des Indes.

Ou pas.

Parce que l’an dernier, j’ai failli y partir mais un volcan au nom imprononçable en a décidé autrement (cherche pas dans les Archives, les billets d’avril 2010 ont disparus dans le triangle des Bermudes de l’Internet).

Mais on va dire que cette année c’est la bonne, hein.

Je vais essayer de venir le plus souvent possible te raconter mes aventures au jour le jour. Et si, malgré mon équipement d’élite (netbook, cable réseau…) ça ne fonctionne pas, promis je te ferai un récit détaillé à mon retour.

London’s calling

L’autre fois, quand j’étais à Londres, il a plu. Bon, ce n’est pas très original. Sauf qu’il a surtout plu pile poil au moment où je passait devant Big Ben, au niveau du Westminster Bridge (l’équivalent touristique du Parvis de Notre Dame de Paris, pour te situer).

Comme à leur habitude, les anglais ont aussitôt fait apparaitre par magie des parapluies (ils sont trop fort, parfois tu ne sais pas comment ils font: ils n’ont pas de poches, pas de sac, il se met à pleuvoir à seaux et paf! en moins de deux secondes ils ont un parapluie qui se matérialise au dessus de leur tête – Si tu veux mon avis, ce n’est pas pour rien si c’est le pays d’Harry Potter).

A Paris, quand il flotte, déjà il n’y a pas grand monde dans les rues, mais en plus les parapluies sont gris, noirs, marron… tristes quoi. Là – bas ils sont bleu pétant, rose flashy, jaune poussin etc… un vrai festival de couleur.

Evidemment dès le lendemain, je me suis mise en quête d’un parapluie aux couleurs joyeuses. Que je n’ai jamais trouvé puisqu’il a fait un temps magnifique…

Les photos l’ont tuer (mon forfait)

img_2563Coucou, c’est moi!

Te réjouis pas trop vite, je rentre bredouille. Pas la moindre anecdote un peu rigolote à te raconter ici.

C’est navrant.

Pourtant, pendant ces 15 jours d’exil j’ai fait plein d’efforts pour avoir matière à bloguer à mon retour: j’ai pris les bus locaux, visité des musées douteux, loué une voiture improbable et parcouru le Languedoc sans carte, ni GPS, avec pour seule aide Google map, les dépliants publicitaires et les autochtones.

Et tout s’est bien passé. Pas une anicroche. J’ai vu des endroits magnifiques et je ne me suis même pas perdue.

En désespoir de cause j’ai mangé des moules crues chez le conchyliculteur et j’ai même pas été malade.

Ah si, j’ai quand même réussi un exploit. Dépasser le forfait internet sois-disant illimité de l’opérateur de couleur, qui du coup m’a interdit de haut débit pendant deux jours. Certainement à cause des 60 photos (sur 239) que j’ai téléchargé sur Flickr. Et des 3 ou 4 que j’envoyais tous les jours par mail à mes parents pour leur faire savoir où je me trouvais. Et celles que j’ai twittées, facebookées et tumblerisées aussi.

En fait j’aurai mieux fait de me contenter de lire les blogs.

[Je te rassure, vu la vitesse de ce qu’ils appellent le haut débit, tu vois pas la différence avec le bas.]

Vacaaaaaannnnces!

J’avais plein d’idées de billets, mais les dernières journées n’ont pas été assez longues pour que j’ai le temps de me poser pour les écrire ici. Et, je n’avais pas trop envie de prendre sur mon temps de sommeil.

En fait c’était pour mieux t’habituer mon enfant (je lit le Petit chaperon rouge à la Pépette en ce moment) vu que ce week end c’est direction le sud de la France pour 15 jours. Et oui, 15 jours. 2 semaines.

Et pendant mon absence, point de billets il n’y aura.

Par contre une photo par jour je publierai. Mais pas ici, faudra aller là (clic!).

Hasta luego !

Les surprises du club (pas med)

Un p’tit dernier et après on parle d’autre chose.

Même sans quitter l’hôtel, j’ai vu des choses très étranges. Si, si.

Par exemple, les dromadaires aussi ont des chapeaux:

chameaux

Et puis, à l’hôtel, y avait aussi l’homme invisible avec sa famille et ses pôtes. Je te jure! Tiens regarde.

Là c’est quand ils bronzent autour de la piscine (invisible elle aussi)

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Et là c’est quand ils sont à la plage (je te dis pas comment j’ai ramé pour corriger les yeux rouges)

transats